Au Dehors.
Rien que de belles étoiles, pleines de lumières, pleine de vie, pleine de couleur.
Moi et mon t-shirt gris et fade, nous marchons dans la rue sale et crasseuse rendu glissante par la fine pluie qui glisse sur mes longs cheveux noirs. Il fait nuit et je ne distingue que ma vie au devant de la lumière d'un lampadaire sur lequel je m'appuie, ma tête me tourne et je tombe adossé à la froideur du fer. MA vie ? Qu'est ce que ma vie ? Rien . Simplement des pleurs, des rires mais maintenant que je lève les yeux au ciel, je m'aperçois qu'au delà des corbeaux. Il y a les nuages, je suis donc comme cet oiseau de mauvais augures, laissant derrière lui les cotonneux et blanc nuage cachant la lune, sa vérité et ses peines. Un autre homme m'aurait dit " lève toi, mon fils et marche" mais ici rien n'a de sens au pays de la véhémence. Mes mains pianotent, les doigts joue comme sur un archet et pourtant aucun son ne sort seulement le bruit rauque du béton sur le trottoir. Je vis, vide dans le noir absolument, colmatant mes brèches avec moi même, rêvant d'autre choses que de toute cette pensée absurde et famélique. Quelque chose de simple ou ni l'alcool, ni la drogue serait un refuge ou simplement les gens pourrait me dire " merci". Ça fait longtemps que je n'est pas eu un vrai "merci" sans joie, sans rage, sans ironie, sans moquerie, un "merci", un vrai de ceux que l'on reconnait au son et non à la voix. Mais Voila il se fait tard et froid et la pluie qui tombe n'arrange rien, mes mains glacé et la terre dans le sombre ciel , je tente de me relever pour enfin rejoindre mon lit et dormir dans les bras de Morphée, près des chose qui me font rêver.