Un oeil sur l'écran bleu de la télévision encore allumé, l'autre regardant par le velux la lumière du soleil couchant et les couleurs du crépuscule prendre place dans le ciel nuageux.Un simple clavier comme langue universelle et mes cheveux que je tourne encore et encore, toujours violemment avec l'index, les graissant et les enrobant de sueurs funestse des soirs humide et frais de printemps.Ecrire pour ne plus parler, ou parler pour ne plus écrire ? Sans doute donner une bouche à son index ou son oriculaire pour simplement penser mesquinement qu'il saura parler, crier, hurler mieux que moi. Un semblant de victoire quand les mots coulent et s'évadent sur le papier ou l'écran, ils galopents puis trottent, comme un humain courant sous une allée ombragée, ils suent de tout leur corps, des mots bléssés qui saignent et ne parlent que pour le mal. Amat de lettres imondes, avec fond mais sans sens, une suite métrique et algébrique de sons obtus écorchant les oreilles des plus sages, de ceux qui ne croient en rien, de ceux qui se plaignent, de ceux qui sans cesse vous rapelle leur bonne conscience éternelle, leur pitié qu'ils vous dressent sur l'autel des sentiments incompris, incongrus.Une silhouette aux allures féminine brouillone dans mon esprit qui vogue, entre rêve et réalité, assis au bord de l'herbe, la lune faisant face à mes yeux distants et dilatés, ma bouche sèche de whisky ingurgités purs et sans glaçon. Seul, inconnu dans le monde des mortels en remontant mes tripes jusqu'à l'air, sanguiolante vision d'un repas mal digéré, mais quel tristesse de me voir si lache de toi, de tes yeux, de ta bouche, de tes mains, mes yeux caressent les tiens, mon corps sur ce sol froid, un lampadaire pour cacher la lune et mes cheveux se mélant dans les tiens comme de longues vagues épiques sur la mer d'égée et les îles grecques. J'ai tant rêver, toujours éspéré mais il est temps de pleurer de revoir mon oncle mort, mon grand-père, le cancer et la vie, mes yeux pétrit de honte, je pleurs dans tes bras, cette terre qui me semble si basse, si dure, mes mains rouges de haines, mes jambes entre les tiennes. Je rêve éveillé, l'alcool et la drogue substances illicites aux allures de révélateur commun, mes doigts humide carressant ta chevelure et des paupières à demi-clauses dans ta volonté futile de savourer.Cette eau sur ton épaule, sur mon visage, sur mes joues, n'est nullement les dégats d'un ciel d'orage mais plutôt de mes larmes de rages, de mes joies perdues, de mes rêves égarés ici entre occident et bitume brulé.L'air est chaud, l'herbe comme draps humides et vertueux et tes yeux comme rivage de mes peines échouées sur le lagon de tes envies, rivières inintérompues de cendres mélées aux crayons noir de tes yeux.Les mirages n'ont lieu que sur les ornières hachées des pictes de sable blanc du Sahel, de la Namibie, du Sahara ou près des pyramides de kheops et pourtant si loin du Mékong, des Bidonvilles de Dakar ou des favellas de Rio, mon coeur change, rouge-ocres des terres chaudes des indes il passe au noir ténébreux des scabreuses morts incipides puis au bleu du lagon éternel d'éden, entre azur et pétrole limpide de mon sang rouge de honte , bleu de mot et d'envies.
Mort et décadence, je re-vomis le reste d'un demi repas triste de saveur accompagné de liqueur accidulé et de suze.Je m'endors à tes cotés, fier, digne brave et jaune de plaisir.
Mais les rêves ne font pas la vie, et toi fille inconnue tu t'en fou.
et Moi je crache ma haine dans de la faience plus blanche depuis bien longtemps.