Le Rock

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# Posté le mardi 01 juillet 2008 14:11

Un petit cadeau.. en l'honneur d'un beau t-shirt

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# Posté le samedi 28 juin 2008 12:57

Saisissant

Assise tranquilement sur le goudron encore chaud, le regard en coin. Elle attrappait méthodiquement chaque scènes qui l'entouraient de ses yeux avares. Elle se délectait du moindre son, de la moindre lumière qui jaillissait timidement dans l'ordinaire. Du rire discret et étouffé, à la manie voir au toc; de la manière de relâcher sa fumée de cigarette, aux allongements de syllabes marqués; elle enregitrait tout. Elle semblait se contenter des ces actes humains, prévisibles ou non; et on pouvait voir au fond de son iris que ça lui apportait bien plus qu'une conversation banale à tendance hypocrite, j'insisterait même en disant qu'elle nous étudiait. Elle restait silencieuse et c'était un véritable combat que de lui arracher quelques poitesses. Mais c'était après tout ça sa force: elle apparaissait maitresse des événements, sa place n'était pas à nos côtés, sa prestance venait et était fait pour autre chose que le monde commun et encore trop stéréotypé du lycée. Etonnante et presque inquiètante, elle m'intrigauait. Son aura saisissante et sa voix trop rare faisait de cette femme un trésor d'intimité impénétrable. J'était simplement envouté. Son écharppe glissait sur sa peau et laissait apparaître son cou, la lumière fade et ternie depuis une demie-heure par l'arrivée d'un ciel chargé ne changeait ce tableau. Le filtre de sa cigarette fumant à quelques centimètres de sa bouche, son regard glissant vers l'ouest, et une mèche de cheveux épousant sa joue rosée. D'une légèreté déconcertante, et tellement impassible que ca me frustre, cet être change ma vision d'une compagne idéale. Je l'étudiait comme elle étudiait ceux qui l'entourent, je jouait à son jeu de spectateur camouflé. Ses yeux bruns ne trahissaient que son plaisir d'observation, et de mon côté plus je regardais ce regard, plus je voyais dans ces pupilles des élans de spectacles universels, ceux que l'on fixe sans trop s'attarder au fond, il n'y pas de pourquoi ni de comment, on remarque l'agréable et le beau, que ce soit dans le geste ou le jeu d'humain transparent. Elle se lève, écrase son mégot, elle repart sans que je connaisse sa véritable identité. Son regard reste attentif, vif, alerte; elle se documente sur sa propre race et fait du monde un spectacle en perpétuel changement, elle s'en va pour un cours de mathématiques disai-ton. Je ne l'ai plus jamais revu.
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# Posté le samedi 14 juin 2008 16:29
Modifié le samedi 14 juin 2008 16:59

Blanco

Blanco
Tout s'efface, des plus petits traits aux profondeurs insensées de l'âme humaine. Certains disent qu'ils oublient mais jamais on n'oublie un sourire, un regard, un baiser, on l'efface violemment comme une rupture sentimentale immuable entre le corps et l'esprit, entre la vérité et la raison.

Un sentiment d'aphasie vivante, une gomme imaginaire que l'on se créé pour se dire que tout cela est finie, que ça ne recommencera plus et que la raison doit l'emporter sur toute autre chose, que simplement nous sommes là, ainsi dire vulgaires pantins libre de choix imposés par la société par nos envies et nos désirs.

Mais comme un gamin sur son ardoise noir, la craie blanche laisse des traces, triste et éphémères, subtiles et volatiles, elle sont là pour vous rapeller que nul désir, nul envie, nul sentiment n'est passagé, il progresse dans le temps, tel un marin sur son navire en ruine continuant la route sur un radeau de fortune à peine visible mais pourtant présent sur cet océan bleu de la vie. On ne renaît pas, on reproduit sans cesse, les mêmes choses : identification à ce qui n'aurais jamais du se passer et qu'on essaye pourtant de changer, d'améliorer, de vaincre.

Ces tristes traces qu'il reste toujours alors que l'on gomme et gomme encore mais la marque est présente, un sacrifice du corps sur l'âme, un appel à la résistance des fluides.Etre cartésien ou rêveur, n'est pas un choix mais une profonde déconvenue, on apprend sans doute de nos erreurs mais quant est il de nos victoires ? Celles qui se terminent par un sourire en coin, une satisfaction courte comme un orgasme pré-éjaculation, rien, un vide, un gouffre que seulement une ardoise redevenu blanche de sens peut faire revivre.

On se retrouvera peut être un jour à chercher cette amour déchu de jeunesse, cette fille à qui on n'aurait jamais dit "je t'aime", son père partit loin que l'on trouvait comme un salaud mais à qui parler serait simplement ni un échappatoire, ni un envie de trentenaire mal dans sa peau mais une nécessité, simple nécessité de refaire le passé pour ne plus avoir de doutes, de peurs, de regrets. Et cette ardoise que l'on laisse alors comme signe de vie serait-elle assez grande pour nos erreurs , nos torts ?

Une trace donc jamais vaine, que l'on efface son traits, elle reviendra comme une éternel illusion du regret ou de l'angoisse, avec l'amertume d'une bouche fermée pâteuse d'alcool en se disant " Et Pourquoi ?". On sera peut être bien près de l'être aimé, nous sommes bien près de l'être aimé, je suis bien près de ma dulcinée mais toute ces choses gommées et rayées comme un statuaire grecque descendant de son piédestal pour vous saluer ironiquement seront elles à courir derrière moi , dans mes synapses fumants jusqu'à la fin ? Ou peut être qu'un jour sortant de l'autoroute gigantesque de la vie, nous serons quelqu'un d'autres parce que nous l'aurons décidé. Vivre totalement, sans ardoise, sans gomme et donc sans regrets et sans mélancolie futur du passé.

Triste illusion n'est il pas ? De se voir ici maintenant votre main droite à droite et votre jambe gauche à gauche alors que plus tard qui sait ce que l'avenir nous réserve.
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# Posté le vendredi 13 juin 2008 11:17

101

Loin de moi la banale idée d'écrire, le whisky adoucit les m½urs disait-il
Après une journée de calvaire, le dos courbé ,vouté sur cette table à bosser des planches,
Tu t'endors la tête face à la table, les yeux contre la nappe et la main sur ta feuille inachevée,
Une dernière fois ton regard se lève, les yeux humides et fermés, l'air agar d'un dernier regard vers la télé,
Et tu t'affales de tout ton haut du corps sur ta table, comme un poivrot sur le comptoir d'un bar avec panache
Les rêves commencent, joyeux et courts, petites scenettes éphémères d'un poète pendu haut et court
On semble être bien, comme dans son bain emplit de mousse et de bulles,
Une charmante demoiselle à ses côtés nous susurrants des "Je t'aime", infiniment poétiques, et pourtant si nuls,
Mais on ne retient que l'essentiel, ce bonheur éphémère d'un rêve triste et mélancolique, d'une vie qui passe,
Puis simplement des gens quotidiens apparaissent, corrélation de nos désirs et de nos envies intrépides,
Je la revois nue sur ce lit de toile et satin, ma mains dans sa main, mes yeux dans ses cheveux et ma bouche entre ses seins.
Entre faire l'amour et rire au éclat, ma fois, la vérité c'est qu'il n'y à aucun choix, l'amour triste est comme une vieille blague, nul et sans goût, un mille-feuille émotif d'un petit c½ur battant la chamade quand il entend la voix de cette femme, lui dire "je t'aime".
Une révolution sans armes, sans haine, sans violence, sans cadavres, l'éternité des songes qui vous remplissent de sang rouge un c½ur ternis par le temps qui s'écoule, comme un fleuve de sang tirant de vos veines la rage et l'espoir d'un noir sacrifice sur votre peau.
Une vengeance sur la vie, sur ce c½ur mou et vide, muscle intemporel qui me fait respirer mais qui m'empêche de vivre.
Accablé par les cieux , l'orage, les nuages et la pluie, ma voiture dérape dans ce virage de mon sang enduit, et le ravin dur aux rochers escarpés programme ma mort d'un vulgaire assassin comme de multiples personnes mortes dans ce ravin.
Charnier de mes rêves endormis, la nuit s'achève et mon avenir reste gris.
La marque de la nappe sur ma joue, me voilà mort parmi les vivants, enchanté de continuer à vivre sous perfusion de café.
# Posté le samedi 24 mai 2008 12:49